samedi 20 janvier 2018

La jeune fille à la perle


Tracy Chevalier

Photo de couverture Folio Avis Blog ISBN 978-2-07-041791-0


4e de couverture :


La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. La ville est aussi prospère que rigide. 
Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune étant très jalouse de ses prérogatives. 
Au fil du temps, la douceur de la jeune fille, sa vivacité, sa sensibilité émeuvent le maître. Il l’introduit dans son univers. A mesure que s’affirme leur intimité, la tension et la suspicion règnent dans la maisonnée, le scandale se propage dans la ville.


Mon avis :

Niais !!!


Dans ce roman, Tracy Chevalier nous conte l'histoire imaginaire de la jeune fille à la perle : célèbre tableau du peintre Johannes Vermeer.
Il existe un véritable mystère sur l'identité de cette jeune femme non résolue à ce jour : est-elle une habitante de Delft ou plus simplement une des filles de Vermeer ?

Tracy Chevalier choisit de faire de cette jeune femme une servante de la famille Vermeer : Griet. Et très vite, nous nous rendons compte que Griet rassemble à peu près tous les clichés possibles et imaginables.
A savoir : 
  • Griet vient d'une famille pauvre.
  • Elle a un soupirant qui l'aime beaucoup plus qu'elle ne l'apprécie.
  • Elle tombe amoureuse de son "Maître"
  • Elle attire tous les hommes qu'elle croise.
  • Les femmes la jalousent.
  • Elle a une "ennemie" qui ferait tout pour lui nuire.
  • Son frère est son confident.
  • Elle est une pauvre servante qui s'y connait plus en peinture que Vermeer !
J'exagère à peine !
Il faut le lire pour le croire mais tout servante qu'elle est Griet voit mieux que Vermeer ce qui manque sur ses différents tableaux. Elle déplace les objets pour qu'il comprenne de lui-même... 

Vermeer est peint (Quel jeu de mot, je m'épate moi-même !) comme un homme assez désagréable au final ne pensant qu'à sa peinture et ne pensant ni à sa famille, ni à Griet au final. Et surtout ne pensant jamais aux conséquences de ces actes.

Griet, elle, n'a de cesse de se victimiser pour tout : ses parents qui veulent la marier pour avoir plus de viande, son fiancé qu'elle malmène sans cesse et qui la dégoûte clairement ou les autres servantes qui ne la comprennent pas.  

Mis à part, ces gros défauts puisque cette "romance" est tout de même une grosse partie de l'histoire, il y a quelques points positifs. J'ai beaucoup aimé les évocations des autres peintures de Vermeer telles que La laitière, La dame au collier de perles ou Le concert.
Cela m'a donné envie de revoir ces peintures. 

Je dirais que c'est un roman assez "gentillet" qui m'a assez déçu. 

Le livre a été adapté au cinéma avec Scarlett Johansson et Colin Firth
Et vous ? Avez-vous vu ce film ? 
Ou lu le livre ?
Avez-vous aimé ?

mercredi 17 janvier 2018

La compagnie des spectres


Lydie Salvayre


Photo de couverture Editions du seuil Avis Blog ISBN 2-02-028945-8



4e de couverture :

Deux femmes, la mère et la fille, vivent recluses dans un petit appartement. Survient, Maître Échinard, un huissier de justice chargé de procéder à l'inventaire de leurs biens avant saisie. Et c'est l'affolement.

La mère, Rose, voit aussitôt dans cet intrus un milicien aux ordres de Darnand. C'est que pour elle le monde s'est arrêté en 43, l'Occupation dure encore, et Darnand, Pétain et les autres sont encore là. D'ailleurs elle leur parle, sans arrêt. Et les insulte, abondamment.
La fille, Louisiane, se bouche les oreilles. Les élucubrations de sa mère, ses éclats, ses fracas, les spectres avec lesquels elle dispute jour et nuit, les injures jetées au Maréchal qu'elle appelle Putain, tout cela l'exaspère.

Devant l'homme de loi impassible, les deux femmes vont se livrer à de furieux soliloques et tisser le récit, aussi hilarant que monstrueux, de leurs batailles et de leurs douleurs, de leur mémoire et de leur peur.


Mon avis :

Pfou !!!


Que dire ?
Je suis bien embêtée pour parler de ce roman. 

Je vais commencer par rappeler que Lydie Salvayre est la lauréate du prix Goncourt 2014 pour le roman Pas pleurer.
Et, moi je la connais surtout pour Sept femmes : un ouvrage où Lydie Salvayre parle d'Emily Brontë, Sylvia Plath et Virginia Woolf, entre autres. Un livre vraiment remarquable que j'ai vraiment apprécié : il faut dire que j'ai une admiration particulière pour Sylvia Plath et Virginia Woolf.

Mais revenons à La compagnie des spectres. Un huis-clos entre trois une mère, une fille et un huissier de justice venu faire l'inventaire de leurs biens. La mère ne cesse de parler de la seconde guerre mondiale et la fille ne cesse de la rabrouer et pendant tout ce temps j'ai eu l'impression que Lydie Salvayre ne cessait de se regarder écrire.
Et moi, je n'ai cessé de m'ennuyer pendant ma lecture. 

J'ai tout trouvé un peu trop : le style de Lydie Salvayre en particulier et plus précisément toutes les phrases prononcées par la fille Louise : son ton beaucoup trop ampoulé, son vocabulaire très (trop ?) riche pas du tout naturel et donnant l'impression que l'auteure avait essayé de placer tout les mots du dictionnaire non utilisés. 
L'histoire n'est pas si passionnante : on se lasse vite de la mère qui se croit en 1943, de l'huissier qui continue son inventaire et de la fille qui essaie tantôt de calmer sa mère et tantôt de la rabrouer (à la limite de l'insulte).

Vous l'aurez compris, ce roman est une grosse déception pour moi !
Et vous ? Avez-vous lu et aimé ce roman ?

lundi 15 janvier 2018

Prenez soin du chien


J. M. Erre



Photo de couverture Avis Blog Seuil ISBN 2-283-02191-X


4e de couverture :



 Drôle d'immeuble... Moi qui croyais avoir eu la chance du siècle en trouvant cet appartement, je me demande maintenant si ce n'était pas un coup du sort encore plus tordu que d'habitude ! 
J'étais tellement heureux en arrivant ici... Je pensais avoir enfin enrayé le cycle infernal qui me confrontait à l'ennemi héréditaire du genre humain, à l'être qui vous fait douter de l'existence de Dieu : l'agent immobilier. " 

Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, vient d'aménager au 5, rue de la Doulce-Belette. 
Pile en face de chez lui, Eugène Fluche, artiste peintre collé à sa fenêtre, l'observe à longueur de journée. Exaspéré, Max se met à espionner les moindres gestes d'Eugène et consigne le tout dans son journal intime. 
La méfiance règne. 
Pour l'entretenir, il y a la concierge, Madame Ladoux, un cinéaste fou, Monsieur Zamora, un auteur de romans érotiques, Lazare Montagnac, un chien, Hector, et d'autres personnages hauts en couleur... 
L'inquiétude gagne. 
Au premier cadavre suspect, le commissaire Taneuse, un drôle de zigue, est dépêché sur les lieux. Qui se cache derrière cette affaire ? A qui profite le crime ? 

Prenez soin du chien est un roman plein d'humour et de rebondissements. Comme dans un jeu de piste ou un labyrinthe, les personnages et le lecteur chercheront les réponses - entre rire et dérision - jusqu'à l'épilogue.


Mon avis :

Le 1er roman de J. M. Erre : Déjà déjanté !


Dans un immeuble, Max Corneloup, auteur de radio-feuilleton s'agace de son voisin d'en face qui l'espionne à longueur de journée. Et, si vous ajoutez ça son voisin de palier Monsieur Zamora "réalisateur" qui lui montre ses films très étranges : des films faits avec des extraits de tous les films imaginables existant sur terre.

En face, Eugène Fluche, peintre sur œuf (Oui, vous avez bien lu),  est très énervé de voir Max Corneloup le regardait à longueur de temps à travers les fenêtres. Et, si vous ajoutez ça, son voisin de palier, Lazare Montagnac qui vient le déranger à toutes heures du jour pour lui parler de ses romans érotiques...

Aucun doute, nous sommes bien dans un roman de J. M. Erre. Et pas n'importe lequel : son tout premier roman.
J. M. Erre est pour moi ma révélation de l'année 2017 puisque j'ai acheté et lu quasiment tous ses livres depuis que je l'ai découvert en lisant Série Z !
Et je crois n'avoir jamais été déçu en le lisant. Cela se confirme dans ce premier roman qui regroupe déjà tous les ingrédients de base aux romans de J. M. Erre : Personnages caricaturaux et amusants, intrigue tarabiscoté, extraits de journaux intimes / correspondance privée / et voix d'un mystérieux narrateur,... 
Tout y est est et tout fonctionne à la perfection.
Je vais donc une nouvelle fois faire du lobbying pro J. M. Erre.

C'est drôle à souhait : il faut dire que J. M. Erre a croqué les habitants des deux immeubles à la perfection entre la nymphomane, le voisin parlant à ses gerbilles comme à ses enfants et celle qui recherche le meurtrier de son chien : il y a largement de quoi nous faire rire !

La construction comme toujours originale de l'histoire est déjà très bien vue. Malgré les innombrables allers-retours entre le journal de Max et celui d'Eugène, nous ne nous perdons jamais. Et c'est très bien vu de nous montrer à quel point le regard de chacun nous donne une version différente de la même histoire.
C'est bien connu : 10 témoins d'une même scène raconteront toujours 10 scènes différentes.

Comme toujours, je dirais que ce roman est génialement loufoque : je songe à appeler l'académie française pour faire entrer dans le dictionnaire comme synonyme de loufoque / Déjanté /.... le mot Errien. 

mercredi 10 janvier 2018

Littérature en musique (7)

C'est reparti pour un petite chronique de littérature en musique.
Et c'est encore une fois un poème qui est mis à l'honneur aujourd'hui puisqu'il s'agit de :

Le Dormeur du val

Arthur Rimbaud

C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Ce magnifique sonnet a été mis en musique par Yves Montand :

Mais aussi par Jean-Louis Aubert :


Quelle est votre version préférée ?

lundi 8 janvier 2018

Mad


Daphné Du Maurier


Photo de couverture Avis Blog Livre de poche Isbn 9782253013013


4e de couverture :


Mad, célèbre comédienne, s'est retirée avec sa petite-fille Emma et les six garçons qu'elle a adoptés dans sa propriété de Cornouailles. Cette famille originale, comme tous ceux qui l'entourent, va traverser un étrange drame. 
Tout commence un matin d'hiver. Plus de radio ni de téléphone. Un navire de guerre est amarré dans la baie. Des soldats américains, l'arme au poing, marchent vers la maison...

C'est dans un scénario de politique-fiction que nous entraîne, avec ce roman paru en 1974, l'auteur de Rebecca. 
En cette année 2000 où elle a situé l'action, l'Angleterre, séparée de la communauté européenne, a formé une fédération avec les Etats-Unis. 
Pourtant, le peuple n'accepte pas cette tutelle. Le petit groupe anticonformiste réuni autour de Mad va se jeter dans la résistance. Le lecteur, lui, découvrira une Daphné Du Maurier pour le moins inattendue.


Mon avis :

Une Daphné Du Maurier plus que surprenante !


Quelle découverte !
Je le dis franchement : si le nom de Daphné Du Maurier n'avait pas été écrit sur la page de couverture, je n'aurais certainement pas ouvert ce livre.
C'est un véritable roman d'anticipation que nous offre cette auteure.
Le scénario : l'Angleterre forme une coalition avec les Etats-Unis. Ecarté de l'Europe, certains habitants de l'Angleterre souhaitent pourtant que cette coalition cesse. Mad, une comédienne, entourée de sa joyeuse troupe d'enfants adoptifs fait parti de ceux-là.
Ils vivent cette coalition et la venue des américains sur leurs terres comme une intrusion et vont tout faire pour les faire partir.

Si je n'ai pas reconnu tout de suite Daphné du Maurier dans ce début de roman, j'ai retrouvé sa patte dans le traitement des personnages et dans l'atmosphère si particulière qu'elle arrive à mettre dans tous ses romans
Ce sont comme toujours les personnages qui font la force de ce récit. Nous plongeons avec eux dans leur univers et dans leurs secrets.
Mad et Emma sont deux femmes fortes et deux fortes têtes qui feront tout pour aller jusqu'au bout de leurs convictions.

On a donc un très beau roman qui nous emmène sur des terres imprévues et lointaines. On ne peut bien sûr pas s'empêcher de penser au Brexit en lisant ce roman et de se dire que Daphné Du Maurier connait très bien l'histoire de la Grande-Bretagne et l'histoire tout court.
Mais d'un autre côté comme ce roman est censé se passer dans les années 2000, il est drôle de constater que l'auteure n'avait pas du tout prévu d'avancées technologiques. J'ai eu plus souvent l'impression de lire un roman se passant au début du vingtième siècle qu'un roman se déroulant au vingt-et-unième siècle.
Cela ne m'a pas gêné durant ma lecture mais assez dérouté en y repensant !

Si vous aimez déjà Daphné Du Maurier, je ne peux que conseiller ce très bon roman (et tous les autres ! ) Je pense que vous découvrirez une autre facette de son écriture !

samedi 6 janvier 2018

Lexi Smart a la mémoire qui flanche


Sophie Kinsella


Photo de couverture Avis Blog Pocket 978-2-266-19870-7


4e de couverture :


Ce qu'on appelle un trou noir. Le black-out. 
Quand Lexi se réveille à l'hôpital, trois ans de sa vie se sont envolés. Entre-temps, Lexi la loseuse aux dents de travers, flanquée d'un boyfriend minable, a fait place à Lexi-les-dents-longues, wonder woman bien mariée, mal entourée, sapée luxe… 
Où, quand, comment ? 
Mystère et boule de gomme. Une chose est sûre : sa nouvelle vie ne lui ressemble plus. Remue-méninges en perspective…


Mon avis :

De la bonne humeur et toujours beaucoup d'humour avec Sophie Kinsella


A 24 ans, Lexi ne reçoit pas sa prime de fin d'année parce qu'il lui manque une petite semaine de travail : son contrat a débuté une semaine trop tard.
Son petit-ami vient (de nouveau) de lui poser un lapin.
Heureusement ses copines sont là, boivent avec elle et lui assurent que son père aurait été heureux  (limite fier) qu'elle arrive avec la gueule de bois à son enterrement le lendemain.

Et tout ceci, c'est à peu près la dernière chose dont Lexi se souvient lorsqu'elle se réveille à l’hôpital trois ans plus tard.
Visage trafiqué par le botox, dents redressés, ongles manucurés, et affaires de luxe, Lexi sent bien que quelque chose a changé dans sa vie pendant ses trois dernières années dont elle n'a aucun souvenir.
Elle ne se rappelle même pas s'être mariée avec Eric : époux dont elle a toujours rêvé. Au premier coup d’œil, elle le trouve parfait.
Parfait c'est d'ailleurs le mot dont elle userait pour toute sa vie présente : sa place de directrice, son appartement ultra-connecté, son corps plus que mince.

Mais parce qu'il y a toujours un mais...
Elle trouve sa vie beaucoup moins drôle qu'avant. Elle n'a plus de véritable ami : ses anciennes collègues et copines lui disent qu'elle est une garce. De la jalousie ? Ou un fond de vérité ?
Et surtout, il y a Jon
Jon qui lui dit de but en blanc qu'ils étaient amants. Qu'elle lui manque. Jon qu'elle n'a bien sûr jamais vu de sa vie mais qui est sacrément sexy. 

Lexi va devoir refaire le chemin inverse et voir ce qui a bien pu se passer pendant ses trois années pour qu'elle ne se reconnaisse absolument plus elle-même.

J'ai beaucoup aimé cette histoire comme beaucoup romans de Sophie Kinsella. J'ai trouvé ça drôle mais surtout j'ai trouvé le personnage de Lexi très touchant. On la sent très seule, elle doit faire des efforts pour reconquérir ses copines et reconstituer le puzzle de sa vie.

Elle paie ses erreurs au prix cash et elle comprend très vite que sa nouvelle vie n'est qu'un vernis. On a un peu moins de situations déjantées telles que Sophie Kinsella a pu en écrire : je pense notamment à la série de L'accro du shopping mais cela reste très drôle. 
Il n'y a pas à dire j'aime beaucoup quand Sophie Kinsella met en scène des personnages un peu plus matures qui réussissent dans la vie et ne sont plus seulement de gentilles jeunes femmes maladroites : un peu comme dans Samantha bonne à rien faire, l'héroïne est cette fois une femme avec de l'ambition (même si elle ne s'en souvient plus) attachante et se cherchant toujours un peu. Au final, nous avons une histoire attendrissante. 

C'est à la fois un livre très léger qui se dévore rapidement et une histoire d'amitié et d'amour.

Pour moi, un très bon Sophie Kinsella !

mercredi 3 janvier 2018

Made in China


J. M. Erre


Photo de couverture / Buchet Castel / Avis / Blog / ISBN 2283023238



4e de couverture :

Vous êtes plutôt chat noir ou chat blanc ? Chinois noir ou Chinois blanc ? Vous ne savez pas ? 
Vous ne saurez pas non plus vraiment sur quel pied danser quand vous rencontrerez Toussaint Legoupil, un petit villageois mignon comme tout qui cumule un certain nombre de bizarreries existentielles. 
En effet, Toussaint a été adopté par la famille Legoupil dans un orphelinat chinois et a la peau tout à fait noire. Ce qui ne l'empêche pas d'être de nationalité française et de s'inquiéter au plus haut point sur sa mayonnaise identitaire de telle sorte qu'un jour, il décide de prendre l'avion pour la Chine afin d'en savoir un peu plus sur ses origines. 
A ses côtés, il y aura Mimi, une copine qui l'assistera dans sa délicate recherche. Y parviendront-ils seulement vu l'ampleur de la tâche ? Pour le moment, ils sont haut dans le ciel et ne sont en tout cas pas près de retourner sur le territoire français.

Made in China est un joyeux bordel organisé qui joue des codes sociaux et des présupposés idéologiques pour tisser avec verve une savoureuse intrigue autour de la question identitaire. Dans ce drôle de méli-mélo, le lecteur sera chargée de la plus difficile des missions : démêler le vrai du faux !


Mon avis :

Le deuxième roman de J. M. Erre possède déjà bien sa marque de fabrique !

Après : 
Je me suis plongée dans la lecture de Made in China, le deuxième roman écrit par J. M. Erre. Le premier roman écrit par J. M. Erre étant Prenez soin du chien (que je viens de me procurer).

J'avais très envie de savoir si, dès son deuxième roman, J. M. Erre avait déjà imprimé sa patte dans son livre.
Et c'est effectivement le cas !

Il suffit de lire le pitch de l'histoire : Toussaint Legoupil, enfant adopté dans un orphelinat chinois, recherche ses origines et suppose qu'il existe un véritable mystère à propos de sa naissance.
Toussaint Legoupil est, en effet, un chinois. Noir. Un chinois noir. Bizarre, non ?

Nous repartons donc, dans un voyage déjanté en compagnie de J. M. Erre.
Et, je dois dire que cet auteur a le don de jouer avec le lecteur à chacun de ces livres. 
Ici, pas de références à Sherlock Holmes ou aux films de série z mais nous avons le droit aux notes de bas de pages indiquant ce qu'un écrivain doit faire pour maintenir son lecteur en haleine à chaque page. 
Notes faisant références à des livres imaginaires comme : Ecrire un roman : Fastoche !
Et le moins que l'on puisse dire c'est que J. M. Erre a choisi de suivre tous les conseils à la lettre et que cela fonctionne très bien.
C'est toujours aussi drôle et léger !

Nous nous prenons très vite au jeu de ce roman d'autant plus que parfois notre auteur a décidé de nous laisser le choix du chemin à suivre par Toussaint Legoupil tel un roman dont vous êtes le héros.
Et tout cela, entrecoupés des conversations entre Toussaint et son psy (il faut dire que vu la famille de Toussaint, le psy est bien utile). 

J. M. Erre est, donc, bien un écrivain qui ne se prend pas absolument pas au sérieux et qui arrive à nous faire voyager dans toutes sortes d'univers.
J'ai adoré ce livre et vais vite découvrir son premier roman. C'est un réel plaisir d'avoir découvert cet auteur cette année.
J'ai déjà utilisé tellement d'adjectifs pour décrire ses autres romans dans mes précédentes chroniques que je ne sais plus qu'ajouter : drôle, inventif, léger, délicieusement absurde... 

Si vous avez envie d'un roman drôle qui ne se prend pas la tête tout en gardant une intrigue cohérente, courez-le lire !